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Conclusion et perspectives,
Sur une route de petite Kabylie se trouve un cimetière anglais en parfait état, clôturé, gardé et fleuri, c’est un coin de verdure, un lieu paisible. Un seul cimetière Britannique en Algérie, entretenu par les autorités anglaises sur place. Evidemment pour un seul lieu la mission est possible. La France fait de même, lorsqu’à l’étranger elle entretien le cimetière français.
Il y a 520 cimetières français en Algérie. La tâche est gigantesque, malgré la volonté affichée en 2003 par Monsieur Jacques CHIRAC, les efforts considérables du corps Consulaire et de notre association, trop peu de réhabilitations ont été réalisées sur quatre années.
En quatre ans, plus d’un million d’euro ont été mobilisés par les autorités françaises et FranceMaghreb. Il s’agit là d’un investissement important mais infime compte tenu de l’immense chantier, de l’entretien nécessaire et des budgets qui se réduisent. Les financements français ont permis la remise en état de quarante cimetières sur un total de quatre vingt réhabilités.
La France et la société civile française ne pourront pas mener cette mission à son terme sans l’implication des algériens.
Depuis trois ans, notre stratégie s’appuie, avec succès, sur la mise en décence de nos lieux de mémoire, plateforme de développement de nos actions de rapprochement : retour en terre natale, retrouvailles des communautés, partenariats humanitaires et médicaux, passerelles culturelles.
Pourtant à la mesure des résultats d’ensemble et en tenant compte de notre vécu sur place, nous devons, maintenant, inverser cette stratégie.
Nous avons noté sur nos trois années d’exercice, que l’Algérie était sensible à nos missions d’aides et de collaborations. Dans leurs déroulements, nous avons vu les collectivités algériennes s’associer à notre travail de mémoire, en réalisant que nos cimetières font aussi partie de leur patrimoine. Nous en avons pour preuve la prise en charge de 40 cimetières français par l’Assemblée de Région d’Alger.
C’est par l’augmentation des échanges culturels, voire économiques entre la France et l’Algérie, par l’accroissement multidirectionnel de nos opérations, que nous pourrons mobiliser les nombreuses mairies et collectivités algériennes à un partenariat essentiel pour la mission fondamentale de France-Maghreb : la réhabilitation des cimetières français.
C’est cette analyse, forte de notre expérience sur place, qui nous amène à appuyer et à soutenir, le projet d’Union Méditerranéenne porté par Monsieur Nicolas SARKOZY et à mettre à disposition de notre Pays, notre savoir faire, notre crédibilité en Algérie et au Maghreb.
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